impotsL’impression de payer plus d’impôt qu’il n’en faut, c’est le sentiment ressenti par de nombreux contribuables. Cette impression atteint à la fois les contribuables dans les tranches de l’impôt sur le revenu que ceux dans des tranches de revenus plus élevées.

Même si la pression fiscale est rabaissée continuellement par le gouvernement, cette impression n’est pas prête de s’en aller dans les années à venir. En effet, la hausse des prélèvements sociaux impactent directement sur l’impôt payé par les contribuables.

Il existe néanmoins quelques manières de diminuer ses impôts en investissant dans différents secteurs stratégiques. Découvrez quels sont les dispositifs mis en place pour vous permettre de vous avantager de cette réduction fiscale. Et surtout, découvrez quel est le montant minimum à investir pour en profiter.

Quels sont les possibilités pour réduire ses impôts ?

reduire-ses-impotsDe nombreuses solutions existent pour vous aider à réduire considérablement vos impôts, en toute légalité. Généralement, ce sont des dispositifs législatifs qui proposent une réduction d’impôt en contrepartie d’un investissement dans un secteur particulier. Cette diminution fiscale sera applicable sur une ou plusieurs années.

3 grands dispositifs de défiscalisation sont recensés : la défiscalisation immobilière, l’investissement productif et la baisse du revenu imposable.

La défiscalisation immobilière

Les gouvernements ont mis en place différents dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement immobilier afin de favoriser la mise sur le marché de logements locatifs. Généralement, ils fonctionnent tous sous des règles similaires. Il faut que le contribuable réalise un investissement immobilier locatif dans une localité définie. Il disposera par la suite d’une gratification en termes d’économies d’impôt qui représente une quote-part de son investissement initial. L’investisseur s’engagera, en contrepartie, à respecter toutes les contraintes liées à cet investissement. Parmi ces contraintes, on compte la durée minimale de l’investissement, de la location, les plafonds des loyers ainsi que des ressources des locataires.

La majorité des typologies d’investissement immobilier existant actuellement dispose d’un dispositif de défiscalisation immobilière. Pour le secteur de l’immobilier neuf, on a la loi Pinel, la loi Girardin, la loi Pinel Outre-Mer. Pour les bâtiments anciens, on a les lois Malraux et Monuments Historiques. On peut aussi bénéficier d’une réduction d’impôt en investissant dans de l’immobilier géré dans le cadre de la loi Censi-Bouvard. Ce qui englobe les résidences étudiantes, les résidences de tourisme, les maisons de retraite…

Tous ces dispositifs de défiscalisation sont également disponibles sous forme de SCPI ou Société Civile de Placement Immobilier. Avec ces sociétés, les contribuables investisseurs peuvent passer outre le ticket minimum d’entrée dans ce type d’investissement.

Les défiscalisations immobilières s’adaptent à tous les problèmes fiscaux de tous les foyers. En effet, avec ces solutions, il est possible de bénéficier d’une réduction d’impôt à partir de 2000 € par an. Pour faire le bon choix, il faut préalablement identifier les objectifs de tout un chacun en termes de rentabilité, d’efficacité de la défiscalisation, de patrimoine au terme, etc.

L’investissement productif

investissement-productifD’autres dispositifs visent également la favorisation de l’investissement dans les entreprises, et ainsi dynamiser certaines localités. Cette fois, il s’agit d’inciter le citoyen à utiliser son épargne pour un investissement productif en échange d’une économie d’impôt.

Dans les grandes villes, on peut retrouver des véhicules qui proposent une quote-part de l’investissement à tous leurs souscripteurs. Celle-ci représente alors une économie d’impôt considérable. Il y a notamment les FIP ou les Fonds d’Investissement de Proximité et les FCPI ou Fonds Communs de Placement dans l’Innovation qui proposent une économie sur l’impôt sur le revenu, en respectant néanmoins certains plafonds. Cette économie est représentée à 18 % de la somme initiale investie par le souscripteur. Toutefois, des exceptions sont remarquées pour les FIP Corse et les FIP Outre-Mer, les contribuables peuvent, en effet, bénéficier de près de 38 % de réduction fiscale.

Il est aussi possible de réaliser 36 % d’économie d’impôt avec les SOFICA en investissant, cette fois-ci dans un véhicule qui finance la production cinématographique française. Et enfin, les contribuables ont aussi la possibilité d’investir dans un Groupement Forestier pour bénéficier d’une économie d’impôt de 18 %.

Les tickets d’entrée à ces solutions de réduction fiscale sont très bas. L’investissement peut se matérialiser dès 1000 euros. De plus, ces véhicules permettant un investissement défiscalisant sont largement accessibles à tous. Toutefois, il est à noter qu’aucune garantie de liquidité n’est assortie à ces types d’investissement. Il est donc préférable d’évaluer tous les risques de perte de capital avant de s’y engager.

D’autre part, avec la loi Girardin Industriel, il est possible d’investir dans un matériel productif qui sera exploité dans une COM ou un DOM. Généralement, on peut financer des engins de transport, des machines agricoles, des matériels de travaux publics, des bateaux et même des logements sociaux. La défiscalisation s’opère par le biais d’un montage sur un cofinancement banque/contribuable. La somme investie par le contribuable peut alors être défiscalisée dès l’année de souscription. La défiscalisation est appréciable et accessible à tous dès 5000 euros d’impôt.

La baisse du revenu imposable

Il est aussi possible de mieux organiser ses revenus pour pouvoir diminuer ses impôts. il ne s’agit donc pas de gagner moins d’argent, mais juste d’arranger vos revenus de manière à ce qu’ils soient moins imposables.

Pour ce faire, vous avez les revenus différés et le transfert des revenus vers les enfants. Pour le premier, il s’agit de différer le paiement de l’impôt afférent et de se créer des revenus complémentaires pour se préparer au futur, notamment pour la retraite. Vous disposez pour cela de différents supports comme le PEE ou le PERCO pour les supports collectifs, et le cadre fiscal de la loi Madelin pour les travailleurs indépendants. Sinon, vous avez aussi le PERP qui est accessible à tous les contribuables.

Le transfert des revenus vers les enfants se traduit par une donation temporaire d’usufruit, c’est-à-dire un transfert momentané d’une partie des revenus des parents. Pendant la période des études des enfants, l’usufruit d’un bien immobilier locatif leur est transféré. Les parents sortent ces revenus de leur base taxable. Les revenus du bien transférés aux enfants seront peu fiscalisés puisque ce sont encore des étudiants. L’économie d’impôt réalisée peut atteindre jusqu’à 60 % des revenus non perçus en fonction de la tranche marginale d’imposition.

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